« nue » n’est pas « jouée »

ceci n’est pas un ready made
ceci est un sein, un petit

les « femen » ont le devant de la scène
non pas celle des festivals
juste celle des médias

jusqu’à maintenant, je suivais et commentais…
voir tentais la parodie des « bras nus« 
cependant quelque chose me restait en travers
comme du « chiqué »
ou du « trop brillant »
du « qui va direct à l’œil »
du « prêt à photographier » pour les médias

et je tombe sur :

« De Voïna à Notre-Dame-des-Landes…

QUEL USAGE POLITIQUE DE LA NUDITÉ ?

…en passant par les Pussy Riot et les Femen »

http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=377

là, j’ai un éclairage
ce « guillon » auteur de l’article
trouve l’action de « femen », comment dire… « trop faite »

« Un produit ? Mais quoi d’autre ! Inna Schevchenko et les Femen ne se contentent pas de vendre des tee-shirts (source de financement militant très classique), ni de toucher (on ne sait de qui) un « salaire » d’« environ 600 euros par mois » (ainsi que 3 autres Femen). Inna vend une « image », la sienne, celle de son corps dénudé et porteur s’inscriptions (lisibles sur la photo publiée par Libération : « Liberté » , « Nude is Freedom », « New Feminism », « No Religion », « … Peace, Terre [ ?] »). Une militante, même si elle utilise la dénudation dans ses actions politiques, n’a aucune raison de poser nue pour un entretien. Sauf s’il s’agit de son « image de marque ». »

il nous parle aussi de notre dame des landes
« QUI OUTRAGE QUI ? L’AÉROPORT DE MES FESSES »

 » Il en va autrement de participant(e)s à une lutte dans laquelle l’armée (la vraie) intervient effectivement, y compris à coups de grenades de désencerclement. Ainsi, un garçon et une fille ont-il jugé pertinent, le 23 novembre dernier, de se dénuder entièrement face aux robocops qui occupent militairement le territoire dévolu – dans ses rêves – à l’aéroport de M. Ayrault. On voit sur la (toute petite) photo que des gendarmes surarmés ne prennent aucun risque inutile, et pas de précautions non plus, avec les corps dénudés de deux humains récalcitrants. »

grosso modo
je dirais que les vrai(e)s se font embarquer
les autres se protègent d’appareils… photographiques

 

quelle bonne* époque !
jf le scour, 2013
*je sais, je sais, je revendique