saint-denis, c’est fini…

ceci n’est pas un ready made
ceci est la réalité…

 

 

saint-denis est une ville du 93
quand on veut faire autochtone ou bilingue
on dit « 9 » « 3 »
saint-denis, autrefois, connue pour sa basilique
et son cimetière royal

l’est maintenant, pour son stade
mais pas que…

heu, son grand stade a fait la différence
ou plutôt a ouvert le chemin de la « ceinture rouge« 
l’installation de l’enceinte, en 1998
a marqué le lancement de la transhumances

les élites parisiennes, lasses de payer des terrains cher
pour faire marner, en « open space« , le bon « prolétaire » en col blanc
ont décidé comme pour le grand terrain de foot
d’aller en banlieue est
ou « est » de paris
l’ouest était saturé
voir aux mains de « gangs aux bras de soie longs« , je plaisante

le terrain y est (était) beaucoup-beaucoup moins cher…

le seul problème, c’est que les cols blancs ont peur…

« Ils vont nous attaquer ! »
« On va tous se faire agresser ! »
« Vous avez pensé à renforcer les murs pour empêcher les voitures-béliers de défoncer l’immeuble ? »

« Saint-Denis parano »
http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2013/10/11/saint-denis-parano_3493105_1616923.html
ou en pdf

je conseille aux cols blancs de changer de tailleur
de mettre des « baggy », des survêts, des casquettes…
de mettre du rap entre leurs oreilles
de bouger façon « hip hop »
pour que le tour soit re-joué, bien joué

on promeut bien chez les chasseurs de tête
le « pouvoir d’adaptation » nécessaire à tout postulant que devra collaborer

« Au-delà des compétences et aptitudes que nous qualifions chez le candidat, nous nous attachons prioritairement aux autres éléments constitutifs de leur personnalité : courage, persévérance, team-spirit et savoir-faire, comme leur capacité d’intégration dans leur nouvel environnement. »
Le suivi d’intégration nous permet de mesurer finement l’adéquation, la réactivité et les capacités d’adaptation du nouveau collaborateur, atouts concurrentiels majeurs. dixit http://www.adandso.com/

petite anecdote… croustillante

« Lorsque La Plaine-Saint-Denis a décidé de miser sur ses atouts pour attirer les sociétés, elle était loin d’imaginer que les salariés compteraient parmi les plus fidèles clients d’un autre marché local : celui de la fumette. Plus besoin d’aller loin pour se fournir, les vendeurs de marijuana sont aux portes des entreprises. « Avec l’arrivée massive de salariés, le trafic de cannabis a considérablement augmenté », confirme le commissaire Meyer. »


quelle bonne* époque !
jf le scour, 2013
*je sais, je sais, je revendique

 

ps : après avoir mis la carte du gros-gros bonhomme
saint denis se trouve au nord est non à l’ouest, heu à l’est !

 

2 commentaires — poster un commentaire

màj
màj