fuir et faire

ceci n’est pas un ready made
ceci est écrit dans le journal… euh, sur le net

 

« Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier. D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.

Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.

Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. Le chantier des chantiers.

Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau : “Chantier Interdit Au Public”.

Je crois que j’ose parler de la démocratie.

… »

« 2014 : premier chapitre d’une fabuleuse épopée »

http://www.reporterre.net/spip.php?article5257
c’est arianne mnouchkine qui écrit ce début de texte patronne du théâtre du soleil (ou )
je savais qu’elle avait écrit quelque chose
le patron suffisant d’un média « pure player »
lui avait demandé et l’avait lu pour se mettre en devanture…
je n’avais pas voulu l’écouter, lui, sa gouaille
là, sur le site de « reporterre », je découvre … à plaisir !
fuir et faire simple et peut-être se satisfaire de ça, hein

je crois que ce texte a besoin d’être lu par chacun,
à son rythme, pour se laisser entrainer
pas besoin d’un lecteur « écran » qui prendrait le pas…  

 

— y-a plus d’époque !*
jf le scour, 2014

*je sais, je sais, je revendique